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La résurrection du Parti conservateur
(Extraits de la revue Uranus août, septembre, octobre et novembre 1998) On a souvent reproché aux astrologues - et sans doute avec raison en partie - de s'en tenir aux explications ou justifications des événements extérieurs une fois qu'ils sont passés, et de ne s'aventurer que rarement dans une extrapolation à plus long terme qui impliquerait de prendre des risques, de se mouiller pour ainsi dire. C'est ce qu'ont fait tous ceux qui ont eu le courage de le faire avec parfois des résultats satisfaisants, parfois avec des déceptions mais qui ont permis éventuellement de corriger le tir, d'établir de meilleures prévisions. Parmi eux il faut citer André Barbault, Werner Hirsig, Kepler même en son temps, ce qui a souvent permis de développer des techniques d'interprétation qui se sont avérées très utiles par la suite. Dès le lancement de la revue Uranus en juin 1973, tel a été notre objectif avec des prévisions annuelles, d'autres mensuelles avec les lunaisons, et parfois à plus long terme lorsque l'actualité le justifiait. En fait, on pourrait dire que plus les indices allant dans le sens d'une victoire sont faibles meilleure sera la prévision. Ainsi, dans le cas d'un parti au pouvoir qui recueille un niveau élevé de satisfaction et qui s'apprête à aller en élection seulement parce que le terme tire à sa fin et qui a donc l'obligation de le faire a de bonnes chances de l'emporter à nouveau, surtout si les sondages prévoient une victoire facile déjà plusieurs mois d'avance. L'astrologue qui se risquerait dans ces conditions à annoncer une victoire pour ce parti n'aurait pas un grand mérite. En revanche, si une prévision était établie au moment où toutes les conditions étaient réunies pour s'opposer à sa réalisation sa valeur en serait augmentée d'autant. Mon intérêt pour la politique remonte a fort longtemps parce qu'il s'agit d'un domaine où le niveau de difficulté est particulièrement élevé et où il n'y a que peu de place à la fantaisie ou aux projections farfelues, tout étant basé sur la justification des méthodes employées. Avec le temps, il a été possible d'identifier un certain nombre d'éléments incontournables qui constituent une bonne base pour se lancer dans cette aventure. Avant tout, il faut distinguer entre les constitutions de pays qui limitent le nombre de mandats consécutifs que peut détenir une personne ou un parti politique et celles qui ne contiennent aucune restriction. Moins il y a de restriction, plus les influences astrales peuvent jouer un rôle important au moment d'une élection. Avant de tenter une projection quelconque pour l'avenir, il faut regrouper le maximum d'informations pouvant permettre de comprendre l'importance des éléments qui entrent en jeu et dans quelle mesure chaque élément peut influencer les résultats. Il apparaît clair, dès le départ, que dans une élection politique le thème de naissance d'un parti, même s'il est relativement précis, ne peut pas être suffisant pour constituer seul la base de la prévision, mais il peut donner des indications intéressantes. Dans le cas qui nous intéresse ici, au niveau fédéral il faut tenir compte du thème canadien, de celui des partis qui aspirent au pouvoir, même ceux qui n'ont aucune chance de former le gouvernement car les tiers partis peuvent jouer un rôle d'une certaine importance, le thème du Premier ministre sortant s'il décide de se représenter, le thème des chefs de partis, les cycles planétaires des planètes lentes pour situer un contexte plus global, et la date des élections qui peut influencer le vote des indécis. On retiendra également que dans le mode de scrutin adopté au Canada depuis le début, c'est le nombre de sièges obtenus par un parti qui le porte au pouvoir ou non, sans égard à la proportion du nombre de votes obtenus par chaque parti, un système qui permet parfois des écarts considérables entre le pourcentage total de votes populaires et le nombre de sièges recueillis. A quelques occasions, un parti ayant obtenu moins de votes a fait élire quand même une majorité de députés suffisante pour prendre le pouvoir. Il y a donc une dizaine d'années, au Canada, le 25 octobre 1993, plus précisément, eut lieu une élection fédérale qui porta au pouvoir les libéraux de Jean Chrétien avec une forte majorité de 176 sièges sur 295, ce qui n'a pas été tout de même exceptionnel puisqu'il y a eu dans le passé des majorités encore plus fortes. Ce qui retint l'attention encore plus que la majorité des libéraux, ce fut la disparition presque complète d'un des deux grands partis fondateurs de la vie politique au Canada : le Parti conservateur, qui se retrouva in extremis avec deux seuls députés, ce qui fut pour le moins une grand source d'étonnement et de curiosité pour moi. A l'occasion d'une longue série d'articles portant sur l'avenir du Canada (Uranus, mai à novembre 1992), j'avais déjà accumulé un grand nombre de données sur l'histoire du pays, notamment sur celle de la vie politique. Et c'est ainsi qu'après une longue recherche il a été possible de recueillir les informations suivantes sur la naissance des partis politiques. Dans le cas qui nous occupe ici, la naissance du Parti conservateur n'est pas aussi évidente qu'on pourrait le souhaiter. D'après tous les ouvrages consultés et la littérature interne obtenue directement du parti il y a plusieurs années, il appert qu'entre 1791 et 1840 les candidatures étaient individuelles et dépendaient beaucoup des appuis personnels du gouverneur et de la haute société, mais que la notion de partis organisés telle que nous la connaissons aujourd'hui n'existait pas encore. La division du pays était bipolaire et régionale, avec le Haut-Canada dominé par les Anglais et le Bas-Canada par les Canadiens-français. En 1840, l'Union des deux Canadas marque une réduction importante du nombre de circonscriptions, soit 42 de chaque côté, mais aussi le début d'une plus grande personnalisation des formations. A cette première élection, on trouve un bloc de 17 députés Canadiens-français, un autre de 19 députés anglophones, un groupe de 21 réformistes (aucun lien avec le parti fédéral qui naîtra à la suite de la débandale des Conservateurs), un autre bloc de 11 tories, et quelques indépendants. En 1852, le nombre de sièges passa de 84 à 130, avec 65 pour le Canada-Est, et c'est alors un mouvement de regroupement des forces canadiennes-françaises avec des députés du Canada anglais qui mène, à l'élection de l'automne 1854, à la formation d'un gouvernement par une coalition qui s'appellera « libérale-conservatrice ». Selon les statuts du Parti conservateur actuel, mais aussi plusieurs historiens, c'est ce moment qui consacre la naissance officielle et que l'on rappelle dans les écrits. La date du 20 septembre 1854 peut donc être retenue, mais en ce qui me concerne avec réserve puisque les élections se sont déroulées sur une période de six semaines, les positions des planètes lentes pouvant cependant être plus sécuritaires et servir de base aux influences qui pourront être considérées dans les cycles planétaires. Bien sûr, tout le monde s'en doutera, le terme « conservateur » s'applique essentiellement à l'influence de Saturne, bien qu'aujourd'hui il soit possible de reconnaître qu'il y a des « libéraux » chez les conservateurs et l'inverse aussi. Malgré tout, les influences étant ce qu'elles sont, les partis conservateurs du monde tendent à adopter une philosophie se rapprochant davantage de celles de la planète que l'on pourrait penser ou admettre, et jusqu'aux couleurs de base que l'on reconnaît un peu partout avec le bleu pour les conservateurs et le rouge pour les libéraux. Considérant la nature de ces deux planètes, est-il étonnant de reconnaître aussi une analogie avec la température alors que la carte satellite montre le bleu lorsqu'il fait froid et le rouge lorsqu'il fait plus chaud? C'est sans doute l'annonce de la candidature de Joe Clark à la chefferie du Parti conservateur prévu pour l'automne 1998, mais aussi le départ de Jean Charrest, qui m'ont incité à me replonger à ce moment-là dans mes vieux papiers pour explorer l'avenir de cette formation, ce qui se poursuivra sur plus d'un numéro. Suite à une longue et persévérante recherche, je finis par obtenir les informations les plus importantes concenant toutes les élections fédérales depuis le début de ce qu'on pourrait appeler la « nouvelle » confédération de 1867. Voici donc un tableau indiquant la performance du Parti conservateur donnant l'année de l'élection, le nombre de sièges obtenus, le nombre total de sièges disponibles et le pourcentage des sièges.
Tout cela était bien beau, mais encore fallait-il trouver un lien entre tous ces chiffres et des tendances astrologiques identifiables, et surtout projetables dans le temps avec suffisamment de corrélation pour que l'on puisse parler de projection, pour établir une prévision. Il aura fallu encore plusieurs semaines de travail avant d'en arriver à unn conclusion acceptable, et c'est sur cette base, fragile, que je me risquai à prévoir le retrour des Conservateurs plusieurs années plus tard. Suite et fin au 30 septembre 2009. Jacques Cyr |